Réduction drastique des postes de formation cancérologie HGE

04/07/2019

Vendredi 28 Juin a été publié au J.O. le nombre de postes de Formation Spécialisée Transversale (FST) pour les internes en médecine.

Le CNP-HGE constate une réduction drastique du nombre de postes permettant une formation complémentaire en cancérologie par rapport aux années précédentes.

Les hépato-gastroentérologues interviennent à toutes les étapes de la maladie (dépistage, diagnostic, traitement endoscopique, chimiothérapie, surveillance…).

Dans une enquête récente, 1/3 des hépato-gastroentérologues détiennent une compétence reconnue en cancérologie.

La prévalence des patients atteints de cancers digestifs augmente du fait du vieillissement de la population et de l’allongement de la survie des patients traités.

La réduction des postes va entraîner, à terme, une difficulté d’accessibilité des patients et une baisse de la qualité des soins.

Cette décision est en totale contradiction avec  les annonces gouvernementales d’une meilleure organisation territoriale pour lutter contre les difficultés d’accès aux soins.

Le CNP-HGE soutient toutes les initiatives locales et nationales permettant une augmentation du nombre de postes de FST en cancérologie digestive.

Le CNP-HGE demande une augmentation du nombre de postes de Formation Spécialisée Transversale en cancérologie, en adéquation avec les besoins de la population.

Contacts

Dr Patrick DELASALLE – Président du CNP-HGE
Clinique du Palais Grasse
Pr Jean-Marc PHELIP – Secrétaire Général du CNP-HG
CHU Saint Etienne

Les Hépato Gastroentérologues disent non au projet de réforme des DES !

08/06/2016

Santé – Sous-section 52-01

A l’instar des chirurgiens et des enseignants de chirurgie, les hépato-gastroentérologues et les enseignants d’hépato-gastroentérologie dénoncent les menaces qui pèsent sur la formation mais également sur la  qualité des soins et la prise en charge des patients. La réforme en train de se mettre en place n’écoute ni les enseignants ni les internes qui ne cessent d’alerter sur cette proposition de formation au rabais de la profession.

Non, nous ne voulons pas d’une formation au rabais pour les futurs hépato-gastroentérologues !

Aujourd’hui 4 années complètes de formation sont largement nécessaires, couplées à 2 ans de formation complémentaire au cours du clinicat pour la très large majorité des Internes. La réforme prévoit un internat avec une phase socle de 1 an transversale entre les spécialités et une phase d’approfondissement de 2 ans au terme de laquelle l’interne soutient sa thèse. Soit 3 ans de formation réelle, avant d’entrer dans la phase de 1 an dite de consolidation. Durant cette phase l’interne peut remplacer, il est aussi assistant spécialiste ou équivalent. Pour l’hépato-gastroentérologie, cela veut aussi dire que l’interne maîtrise l’aspect médico-technique de la spécialité, notamment l’endoscopie diagnostique et  thérapeutique. En 3 ans, au lieu de 4, et sans certitude de réaliser un clinicat ou un assistanat, il a donc acquis l’ensemble des connaissances pour être hépato-gastroentérologue, il a fait le travail prospectif nécessaire à soutenir sa thèse et il a donc le niveau requis au niveau européen en termes de nombre d’endoscopie diagnostique et thérapeutique, d’échographies et d’explorations fonctionnelles. Mais quel est cet être rare aux multiples bras et multiples cerveaux ?

Nous demandons une phase d’approfondissement à 3 ans comme nos collègues chirurgiens car notre spécialité médico-technique ne peut s’apprendre et se digérer au fil du temps sur cette trop courte période de 2 ans. Le Blue Book européen a bien défini cette nécessité d’apprentissage et les normes à appliquer en Europe.

Non, nous ne voulons pas d’hépato-gastroentérologues à qualité variable !

Tout gastroentérologue doit avoir une formation de qualité dans les différents domaines de notre spécialité et cela ne se limite pas à l’endoscopie. Nous voulons des hépatologues de qualité, des spécialistes des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin de qualité, des proctologues de qualité, des cancérologues digestifs de qualité. Comment assurer cela sans un  DES à 5 ans pour permettre de subvenir aux besoins d’une population qui mérite une prise en charge de qualité ?

Et oui, nous les internes, voulons un DES à 5 ans !

Une réforme de l’internat doit se faire pour et avec les internes ! L’internat est une période riche, trop vite passée, qui impacte notre pratique pour les 40 années qui suivent.

L’association Française des Internes d’Hépatogastroentérologie (AFIHGE) soutient une réforme avec une phase d’approfondissement à 3 ans.

Comment se former si vite ? Il nous parait inconcevable d’être de jeunes praticiens compétents en si peu de temps. La diversité de notre spécialité médico-technique implique un temps d’apprentissage et d’expérience incompressible.

Comment assurer une médecine de qualité sans expérience ? Comment justifier cette inexpérience face aux patients si nous devions nous installer aussi vite ? Nous ne le pourrons pas.

Une formation complète, solide, en hépato-gastroentérologie ne peut s’envisager qu’en 5 ans, il en va de la santé des patients!

Contacts

Professeur Christine Silvain – Présidente de la CDU HGE 

Docteur Franck Devulder – Président du CNP HGE

Mlle Sabrina Sidali – Présidente de l’AFIHGE 

CNP HGE
CDU-HGE
AFIHGE
CNU

Règles de prescription du SOFOSBUVIR dans le traitement de l’Hépatite C

16/12/2014

  • Le CNP HGE prend acte de la décision de Madame la Ministre de la Santé proposant, par arrêté ministériel du 30 octobre 2014, de soumettre la délivrance du Sofosbuvir à l’avis de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) tenues dans le cadre de pôles de référence.
  • Le CNP HGE regrette la tenue obligatoire de RCP dans les pôles de référence hépatites pour délivrer du Sofosbuvir. L’AFEF et la HAS ne recommandent pas la tenue de RCP pour la prescription dans le cadre de l’AMM des traitements de l’hépatite C.
  • Le CNP HGE estime que les 31 pôles de références hépatites n’ont pas les moyens humains pour traiter l’ensemble des demandes dans un temps acceptable.
  • Le CNP HGE est conscient du coût important de ce traitement. Le coût est le fruit d’une négociation entre l’Etat et le laboratoire. Le CNP HGE constate l’absence de décision économique de Madame la Ministre de la Santé préférant transférer la responsabilité vers les prescripteurs sous des couverts scientifiques différents des recommandations actuelles

Contact

Dr Franck Devulder – Président du CNP HGE